de la douceur du Jihad
Lisez le Coran, totalement et essayez d’en extraire les valeurs constamment réaffirmées, l’hypochrisie et le double langage à destination des “idiots utiles” occidentaux :
“…il n y a pas d intermediaire entre allah et le croyant.”
Incorrect.
Le Coran, la Sunna et le tafsir sont des intermédiaires entre Allah et le croyant.
Il existe des différences entre les courants islamiques tout comme il existe des différences entre les courants chrétiens, c’est vrai.
Mais s’il existe des différences, il existe également des similitudes qui sont représentées par le consensus des écoles sunnites, appelé “ijma”.
Cependant peu importe les rites et croyances purement théologiques, seules sont pertinentes, en tant qu’”infidèle”, le consensus des écoles islamiques concernant l’idéologie politique et le traitement des non-croyants.
Or toutes les écoles islamiques majeures ont défini une jurisprudence qui établit la prééminence de la Sharia sur les lois humaines et encourage l’éradication de toute forme de réglementation de la Société non-islamique, apparentée à la Jahiliya, ou obscurantisme païen.
Tous les courants musulmans majeurs adhèrent à une idéologie discriminatoire et violente envers les non-musulmans en cas d’insoumission.
l’Islam, tel qu’il existe dans tous ses courants importants du point de vue numérique est une idéologie totalitaire n’hésitant pas à imposer sa volonté par la force.
Le Christianisme est très différent de l’Islam. Ce dernier distingue clairement le domaine de César et celui de Dieu, rejette toute violence et il a prouvé dans les faits ne pas être incompatible avec la démocratie libérale. Les diverses dérivess constatées dans l’histoire relèvent d’actions individuelles ou collectives non reliées, ni soutenues par la doctrine ou les valeurs: ce sont des déviances, condamnées par le consensus de l’église.
Une large majorité des musulmans ne pensent pas ainsi.
“Le Jihad est d’abord un combat intérieur entre ta part de bien et ta part de mal, entre tes passions et ta part d’ethique : c’est le grand Jihad, celui qui doit élever l’âme du croyant.
Le petit Jihad est la lutte contre les infidéles et pour l’établissement sur la totalité du monde des directives de la sharia.”
La différence entre le petit et le grand Jihad a d’ailleurs été introduite par Mahomet pour galvaniser ses troupes après une défaite militaire : 97% de l’utilisation du mot Jihad dans la Sunna concerne la guerre contre les infidèles, alors, qu’il soit petit ou grand, cela ne change rien. Ce Jihad là est inacceptable.
Les catholiques ont la croisade et maintenant la “croisade intérieure”, celle qu’ils livrent tous les jours contre le mal qui les entoure pour faire le bien.
l’Islam Shafii, Malékite, Hanéfite et Hanbalite sont des écoles théologiques qui représentent 85% de l’Islam mondial. Ensuite reste les Shiites, qui ne brillent pas non plus par leur humanisme universel étant pleinement en accord avec les sunnites à propos de la répression des infidèles.
Quant aux Soufis, il faut déjà distinguer entre les traditionalistes qui sont également pro-sharia, le grand Jihad n’empêchant pas le petit, et les vrais mystiques laïcs. Ces derniers sont persécutés et considérés par la quasi-totalité des théologiens musulmans comme des hérétiques. Ce ne sont pas eux qui vont nous sauver, comme le montre leur incapacité à fédérer ne serais-ce qu’un seul pays musulman derrière leur spiritualité. Ils fascinent, par un exotisme inconscient des franges de chercheurs occidentaux, et sont instrumentalisé, de ce fait, pour que l’on croie qu’ils sont l’essence de l’Islam. Cet Islam “hérétique” semble un Islam convenable. Mais l’hérésie ne saurait définir la norme.
“le Coran ne permet pas de convertir par la force.”
incorrect…
Coran 9:5
“Après que les mois sacrés expirent, tuez les associateurs où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. Si ensuite ils se repentent, accomplissent la Salat et acquittent la Zakat, alors laissez-leur la voie libre,…”
Tafsir (explication) d’Ibn Kathir sur ce verset:
La phrase suivante d’Allah :
(Alors combattez les associateurs où que vous les trouviez) signifie sur la terre en général, à l’exception de la Mosquée Sacrée, car Allah a dit :
(Ne les combattez pas près de la Mosquée Sacrée avant qu’ils ne vous y aient combattus. S’ils vous y combattent, tuez-les donc.)
Allah a dit ensuite :
(et capturez-les), exécutez certains et gardez les autres comme prisonniers,
(assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade), n’attendez pas de tomber sur eux. Cherchez-les plutôt, et assaillez-les sur leurs terres et dans leurs forts, rassemblez-vous intelligemment sur les routes et les chemins pour que ce qui est large leur paraisse petit. De cette façon, ils n’auront d’autre choix que mourir ou embrasser l’Islam,
(Si ensuite ils se repentent, accomplissent la prière et acquittent la zakat, alors laissez-leur la voie libre, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux.)
Abu Bakr As-Siddiq a utilisé cet honorable verset comme preuve pour combattre ceux qui avaient refusé de payer la zakat. Ce verset a autorisé de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils embrassent l’Islam et appliquent ses règles et obligations.
Sunna: Dans les deux sahihs, il est mentionné que Ibn Umar a dit que le Messager d’Allah a dit : “On m’a ordonné de combattre ces gens jusqu’à ce qu’ils attestent qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et que Mahomet est le Messager d’Allah.”
Coran 9:28-29
Ô vous qui croyez ! Les associateurs ne sont qu’impureté … Combattez ceux qui ne croient ni en Dieu ni au Jour dernier, qui n’interdisent pas ce que Dieu et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu’à ce qu’ils versent la capitation par leurs propres mains, après s’être humilies.
Lettre de Mahomet aux souverains voisins pendant le pacte de Hudeybia pour les inviter à se convertir à l’islam.
“Paix soit sur celui qui suit le chemin droit! Je vous appelle à l’Islam. Acceptez mon appel, et vous serez indemne. Je suis le messager de Dieu envoyé à l’humanité, et l’annonce sera effectué sur les mécréants. Si, donc, vous vous identifiez à l’Islam, j’accorderai la puissance sur vous. Mais si vous refusez d’accepter l’Islam, votre puissance disparaîtra, mes chevaux camperont sur l’étendue de votre territoire et nous régnerons en votre royaume.”
Du chantage pur et simple: soit ils acceptent l’islam, soit c’est la guerre.
L’Islam non seulement autorise la conversion forcée, mais l’encourage.
Alors refuserions nous un islam éclairé et laique?
en fait c’ est impossible en raison du contenu des textes islamiques.
Si “laiciser et rendre tolérant l’islam” était possible, cela aurait été fait depuis longtemps, mais c’est incompatible avec les textes. Autant demander de “rationaliser la pensée d’hitler”.
Des musulmans courageux, Califes ou oulémas, l’ont déjà essayé au cours de l’histoire, même au prix de leur vie. En pure perte. Les textes sont les textes, et “tuez les mécréants” ne peut pas vouloir dire “aimes ton prochain”.
Le constat à ce jour est que partout où intervient l’islam, apparait la violence, il est donc temps de combattre l’impérialisme islamique, et pas seulement contre le voile ou la burqa, sans plus attendre.
Un Islam modéré? non c’est un totalitarisme
Recep Tayip Erdogan, Chicago, 21 aout 2007:
“Vous parlez “d’Islam modéré”? Cette expression est détestable , elle est une offense et une insulte à notre religion. Il n’existe pas d’Islam modéré et d’Islam immodéré. L’Islam est l’Islam, un point c’est tout.”
Ayaan Hirsi Ali, magazine Reason, 12 oct 2007:
“Il n’existe pas d’Islam modéré. Il existe des Musulmans qui ne suivent pas toutes les règles de l’Islam, mais il n’y a bien qu’un seul Islam, défini comme la soumission à la volonté d’Allah. Et il n’y a rien de modéré en cela.”
Dr Wafa Sultan, Syrienne vivant aux Etats-Unis, psychiatre, 2 juin 2008:
“Quand j’étudie le Coran et les Hadiths au microscope, j’aboutis à la conviction absolue qu’il est impossible – impossible - pour un être humain de lire la biographie de Mahomet et d’y croire, tout en étant psychologiquement et mentalement d’esprit sain. Je ne considère pas l’Islam comme une religion. L’Islam est une doctrine politique qui s’impose par la crainte. Toute doctrine, quelle qu’elle soit, qui appelle à tuer ceux qui ne croient pas en elle ne peut être une religion. L’Islam est une doctrine totalitaire qui s’impose par la terreur.”
Le Musulman que nous appelons modéré est donc un piètre Musulman. Le vrai Musulman applique le Coran : il se contente de se soumettre à ce qu’il lit. Car Islam signifie “soumission”. Et ce qu’il lit c’est Mein Kampf!
Il n’y a pas de différences entre islam et islamisme.
Ceux qui se réclame de l’un en repoussant l’autre sont au mieux des “idiots utiles”, au pire des fanatiques cachés pratiquant de la Taqya (dissimulation des vrais motivations lorsque le “soumis” se trouve en état de faiblesse – pratique pronée par l’Islam comme d’un haute valeur morale!!!).
La preuve? Les versets du coran , par définition intangible et non modifiable, appelant au meurtre, à l’esclavage, à la mort pour tout apostat, à l’application dans le monde entier de la “vrai foi”, etc… Tant que cela sera écrit, admis comme norme par les “anes récitants” ou les autoproclamés “lettrés” , les deux définitions ne resteront qu’une différence d’état.
Nous avons à faire à impérialisme guerrier se réclamant de la conquête de la totalité du monde au nom d’une “spiritualité”. C’est un fanatisme religieux combiné au désir de revanche du monde Arabo-Musulman, monde clamant de l’humiliation subie par la colonisation, exactement comme l’Allemagne fût humilié par le traité de Versailles. C’est un totalitarisme théocratique et anti-occidental d’une nouvelle sorte, le premier totalitarisme qui n’a pas été inventé par des esprits européens, et qui parle au nom du tiers-monde qu’il voudrait rallier sous sa verte bannière.
Aprés le totalitarisme rouge, fondé sur la “lutte des classes”, et le totalitarisme brun fondé sur la “bataille des races”, l’on devra, cette fois se confronter au totalitarisme vert fondé sur “la bataille des religions et des civilisations”. Ce troisième totalitarisme ne parait plus faible que les deux autres qu’en surface. Il n’est, en fait, pas encapsulé dans un état totalitaire comme le furent Nazisme et Communisme; il n’a pas à sa disposition un arsenal nucléaire et stratégique similaire à ceux des USA, Russie ou Chine, même si, le Pakistan serait la bombe nucléaire de l’Islam. Il a cependant trois atouts qu’il considère comme des dons d’allah : une population en forte croissance, les plus grosses réserves de pétrole du monde, et une détermination sans limites qui pousse des générations de kamikazes à préférer les forces de mort à celles de la vie. Ce grand totalitarisme n’en est qu’à ses débuts, en phase ascendante et sera probablement plus difficile à éradiquer que les deux précédents.
Plus difficile car ses atouts reposent sur des faiblesses symétriques des cultures ouvertes et tolérantes de l’ouest : une population suicidaire en termes démographique (taux de renouvellement Allemagne, Italie, Espagne, Russie… entre 1,3 et 1,5), des dirigeants aveugles et sans courage, une opinion faible, et manipulée par les marchands, ayant perdu ses valeurs pionnières, et acceptant le déclin.
L”occident a échoué à gérer sa terre et son environnement avec conscience et équilibre, alors effectivement : Pourquoi ne pas se laisser aller à cette tentation suicidaire, s’oublier dans des exces consumeristes, ou argumenter du sexe des anges…?
“this is an era of destruction” (Bob Dylan)
Lettre de Charles de Foucauld (octobre 1917)
“Des musulmans peuvent-ils être vraiment français ?” Charles de Foucauld
Cette lettre, adressée par le Père Charles de Foucauld à René Bazin, de l’Académie française, est parue dans le Bulletin du Bureau catholique de presse, n° 5, octobre 1917. JESUS CARITAS, Tamanrasset, par Insalah, via Biskra, Algérie, 29 juillet 1916.
Monsieur,
Je vous remercie infiniment d’avoir bien voulu répondre à ma lettre, au milieu de tant de travaux, et si fraternellement. Je pourrais, m’écrivez-vous, vous dire utilement la vie du missionnaire parmi les populations musulmanes, mon sentiment sur ce qu’on peut attendre d’une politique qui ne cherche pas à convertir les musulmans par l’exemple et par l’éducation et qui par conséquent maintient le mahométisme, enfin des conversations avec des personnages du désert sur les affaires d’Europe et sur la guerre.
Vie du missionnaire parmi les populations musulmanes (…)
Les missionnaires isolés comme moi sont fort rares. Leur rôle est de préparer la voie, en sorte que les missions qui les remplaceront trouvent une population amie et confiante, des âmes quelque peu préparées au christianisme, et, si faire se peut, quelques chrétiens. (…) Il faut nous faire accepter des musulmans, devenir pour eux l’ami sûr, à qui on va quand on est dans le doute ou la peine, sur l’affection, la sagesse et la justice duquel on compte absolument. Ce n’est que quand on est arrivé là qu’on peut arriver à faire du bien à leurs âmes. Inspirer une confiance absolue en notre véracité, en la droiture de notre caractère, et en notre instruction supérieure, donner une idée de notre religion par notre bonté et nos vertus, être en relations affectueuses avec autant d’âmes qu’on le peut, musulmanes ou chrétiennes, indigènes ou françaises, c’est notre premier devoir : ce n’est qu’après l’avoir bien rempli, assez longtemps, qu’on peut faire du bien. Ma vie consiste donc à être le plus possible en relation avec ce qui m’entoure et à rendre tous les services que je peux. À mesure que l’intimité s’établit, je parle, toujours ou presque toujours en tête à tête, du bon Dieu, brièvement, donnant à chacun ce qu’il peut porter, fuite du péché, acte d’amour parfait, acte de contrition parfaite, les deux grands commandements de l’amour de Dieu et du prochain, examen de conscience, méditation des fins dernières, à la vue de la créature penser à Dieu, etc., donnant à chacun selon ses forces et avançant lentement, prudemment.
Il y a fort peu de missionnaires isolés faisant cet office de défricheur ; je voudrais qu’il y en eût beaucoup : tout curé d’Algérie, de Tunisie ou du Maroc, tout aumônier militaire, tout pieux catholique laïc (à l’exemple de Priscille et d’Aquila), pourrait l’être. Le gouvernement interdit au clergé séculier de faire de la propagande anti-musulmane ; mais il s’agit de propagande ouverte et plus ou moins bruyante : les relations amicales avec beaucoup d’indigènes, tendant à amener lentement, doucement, silencieusement, les musulmans à se rapprocher des chrétiens devenus leurs amis, ne peuvent être interdites par personne. Tout curé de nos colonies, pourrait s’efforcer de former beaucoup de ses paroissiens et paroissiennes à être des Priscille et des Aquila. Il y a toute une propagande tendre et discrète à faire auprès des indigènes infidèles, propagande qui veut avant tout de la bonté, de l’amour et de la prudence, comme quand nous voulons ramener à Dieu un parent qui a perdu la foi… Espérons qu’après la victoire nos colonies prendront un nouvel essor. Quelle belle mission pour nos cadets de France, d’aller coloniser dans les territoires africains de la mère patrie, non pour s’y enrichir, mais pour y faire aimer la France, y rendre les âmes françaises ! Comment franciser les peuples de notre empire africain
Ma pensée est que si, petit à petit, doucement, les musulmans de notre empire colonial du nord de l’Afrique ne se convertissent pas, il se produira un mouvement nationaliste analogue à celui de la Turquie : une élite intellectuelle se formera dans les grandes villes, instruite à la française, sans avoir l’esprit ni le cœur français, élite qui aura perdu toute foi islamique, mais qui en gardera l’étiquette pour pouvoir par elle influencer les masses ;
d’autre part, la masse des nomades et des campagnards restera ignorante, éloignée de nous, fermement mahométane, portée à la haine et au mépris des Français par sa religion, par ses marabouts, par les contacts qu’elle a avec les Français (représentants de l’autorité, colons, commerçants), contacts qui trop souvent ne sont pas propres à nous faire aimer d’elle. Le sentiment national ou barbaresque s’exaltera dans l’élite instruite : quand elle en trouvera l’occasion, par exemple lors de difficultés de la France au dedans ou au dehors, elle se servira de l’islam comme d’un levier pour soulever la masse ignorante, et cherchera à créer un empire africain musulman indépendant.
L’empire Nord-Ouest-Africain de la France, Algérie, Maroc, Tunisie, Afrique occidentale française, etc., a 30 millions d’habitants ; il en aura, grâce à la paix, le double dans cinquante ans. Il sera alors en plein progrès matériel, riche, sillonné de chemins de fer, peuplé d’habitants rompus au maniement de nos armes, dont l’élite aura reçu l’instruction dans nos écoles. Si nous n’avons pas su faire des Français de ces peuples, ils nous chasseront. Le seul moyen qu’ils deviennent Français est qu’ils deviennent chrétiens. Il ne s’agit pas de les convertir en un jour ni par force, mais tendrement, discrètement, par persuasion, bon exemple, bonne éducation, instruction, grâce à une prise de contact étroite et affectueuse, œuvre surtout de laïcs français qui peuvent être bien plus nombreux que les prêtres et prendre un contact plus intime. Des musulmans peuvent-ils être vraiment français ? Exceptionnellement, oui. D’une manière générale, non.
Plusieurs dogmes fondamentaux musulmans s’y opposent ; avec certains il y a des accommodements ;
avec l’un, celui du Medhi, il n’y en a pas : tout musulman (je ne parle pas des libres-penseurs qui ont perdu la foi) croit qu’à l’approche du jugement dernier le Medhi surviendra, déclarera la guerre sainte, et établira l’islam par toute la terre, après avoir exterminé ou subjugué tous les non-musulmans. Dans cette foi, le musulman regarde l’islam comme sa vraie patrie et les peuples non musulmans comme destinés à être tôt ou tard subjugués par lui musulman ou ses descendants ; s’il est soumis à une nation non musulmane, c’est une épreuve passagère ; sa foi l’assure qu’il en sortira et triomphera à son tour de ceux auxquels il est maintenant assujetti ; la sagesse l’engage à subir avec calme son épreuve ; “l’oiseau pris au piège qui se débat perd ses plumes et se casse les ailes ; s’il se tient tranquille, il se trouve intact le jour de la libération”, disent-ils.
Ils peuvent préférer telle nation à une autre, aimer mieux être soumis aux Français qu’aux Allemands, parce qu’ils savent les premiers plus doux ; ils peuvent être attachés à tel ou tel Français, comme on est attaché à un ami étranger ; ils peuvent se battre avec un grand courage pour la France, par sentiment d’honneur, caractère guerrier, esprit de corps, fidélité à la parole, comme les militaires de fortune des XVIe et XVIIe siècles, mais, d’une façon générale, sauf exception, tant qu’ils seront musulmans, ils ne seront pas Français, ils attendront plus ou moins patiemment le jour du Medhi, en lequel ils soumettront la France. De là vient que nos Algériens musulmans sont si peu empressés à demander la nationalité française : comment demander à faire partie d’un peuple étranger qu’on sait devoir être infailliblement vaincu et subjugué par le peuple auquel on appartient soi-même ? Ce changement de nationalité implique vraiment une sorte d’apostasie, un renoncement à la foi du Medhi…
Les Kabyles
Comme vous, je désire ardemment que la France reste aux Français, et que notre race reste pure. Pourtant je me réjouis de voir beaucoup de Kabyles travailler en France ; cela semble peu dangereux pour notre race, car la presque totalité des Kabyles, amoureux de leur pays, ne veulent que faire un pécule et regagner leurs montagnes. Si le contact de bons chrétiens établis en Kabylie est propre à convertir et à franciser les Kabyles, combien plus la vie prolongée au milieu des chrétiens de France est-elle capable de produire cet effet ! (…)
Si la race berbère nous a donné sainte Monique et en partie saint Augustin, voilà qui est bien rassurant. N’empêche que les Kabyles ne sont pas aujourd’hui ce qu’étaient leurs ancêtres du IVe siècle : leurs hommes ne sont pas ce que nous voulons pour nos filles ; leurs filles ne sont pas capables de faire les bonnes mères de famille que nous voulons. Pour que les Kabyles deviennent français, il faudra pourtant que des mariages deviennent possibles entre eux et nous : le christianisme seul, en donnant même éducation, mêmes principes, en cherchant à inspirer mêmes sentiments, arrivera, avec le temps, à combler en partie l’abîme qui existe maintenant. En me recommandant fraternellement à vos prières, ainsi que nos Touaregs, et en vous remerciant encore de votre lettre, je vous prie d’agréer l’expression de mon religieux et respectueux dévouement.
Votre humble serviteur dans le Cœur de Jésus.
Charles de Foucauld
Un des critéres d’une secte : Infaillibilité de la loi religieuse ou dogme
L’islam sunnite — qui représente près de 90 % du monde islamique — est « simple et monolithique » du fait de la nature totalitaire de la loi islamique (charia) qui classe tous les actes humains possibles en catégories : interdits, déconseillés, légitimes, recommandés, ou obligatoires.
En fait, de toutes les grandes religions du monde, aucune probablement n’est aussi strictement en noir et blanc, aussi tranchée que l’islam, qui indique méticuleusement aux musulmans la bonne « voie » à suivre dans la vie (au passage, « voie » est la traduction littérale du mot « charia »).
La plupart ds religions sont des guides pour tribus, et la désignation du pur ( à intégrer) et de l’impur (à exclure) sont explicites, de nature intrinséquement racistes. Les rites et obligations cultuelles ne sont que des signes distinctifs permettant de reconnaître les “similaires” et d’exclure ainsi la part d’universel inhérente à toute vie, toute âme humaine…
Ne pas nommer précisément les choses et concepts, les “embrumer” sous un fatras sémantique imprécis n’est pas seulement une sottise mais exactement ce que les islamistes souhaitent le plus ardemment : protéger les doctrines les plus inquiétantes de l’islam, comme le djihad, contre tout examen par les infidèles.
Nous rappelerons ici les définitions admises, avec leurs sources de certains de ces concepts :
« le djihad, c’est lorsque les musulmans font la guerre aux infidèles, après qu’ils les ont appelés à embrasser l’islam ou au moins à payer le tribut [jizya] et à vivre en soumis, et qu’ils ont refusé » Al-Tarbiya al-Jihadiya fi Daw’ al-Kitab wa al-Sunna (« L’éducation djihadiste à la lumière du Coran et de la Sunna »), écrit par un certain Sheikh Abd al-Aziz bin Nasir al-Jalil
Pour des définitions précises et exemples, voir ce lien trés complet et pertinent de définitions des concepts de l’islam
http://kwelos.tripod.com/subjects.htm
Qui ne connait pas l’histoire est condamné à la revivre
“Dans un discours prononcé le 26 novembre 1938, quelques jours après la « Nuit de cristal » (9-10 novembre) organisée par les nazis, Léon Blum faisait remarquer à ses contemporains tentés par l’esprit munichois : « Il n’y a pas d’exemple dans l’histoire qu’on ait acquis la sécurité par la lâcheté, et cela ni pour les peuples, ni pour les groupements humains, ni pour les hommes. » Cinq ans plus tôt, après la prise de pouvoir en Allemagne par les nazis, Joseph Goebbels s’était publiquement réjoui en tenant ces propos ironiques : « Cela restera toujours l’une des meilleures farces de la démocratie que d’avoir elle-même fourni à ses ennemis mortels le moyen par lequel elle fut détruite. »
Lire aussi l’analyse du politologue musulman canadien Salim Mansur dans : Les islamistes, et nos élites pro-charia, menacent la démocratie.
« Les islamistes résidant en Occident sont les agents d’une idéologie totalitaire plus insidieuse que le communisme car elle porte le masque de la religion. Ces ennemis intérieurs peuvent mortellement affaiblir les démocraties. Les élites occidentales … méconnaissent ce péril ».
La démocratie ne peut se défendre que très faiblement. Son ennemi interne a la vie facile parce qu’il exploite le droit à la dissidence qui est inhérent à la démocratie. Son objectif d’abolir la démocratie elle-même, de rechercher activement le monopole absolu du pouvoir, est savamment dissimulé derrière le droit légitime du citoyen de s’opposer au système et de le critiquer.
Dans le monde post-communiste de terreur islamiste, la démocratie en Occident est également menacée par les vues erronées de ceux qui sont prêts à accommoder des exigences émanant généralement d’organisations basées dans des mosquées.
L’exemple le plus récent de telles vues erronées est offert par Nicholas Phillips, le juge au rang le plus élevé en Angleterre et au Pays de Galles, pour qui la charia pourrait être introduite en Grande-Bretagne.
Lord Phillips a souscrit à l’opinion de Rowan Williams, archevêque de Canterbury.
Ni l’un ni l’autre, en offrant son opinion d’un poids considérable, n’a pris en compte la réalité d’une grande partie des immigrants, dont de nombreux musulmans, qui se sont établis en Grande-Bretagne après avoir fui des pays du monde arabo-musulman régis par la charia.
Lord Phillips a exprimé son point de vue dans un Centre musulman de l’est de Londres, devant un auditoire vraisemblablement parsemé d’islamistes. Il ne pourrait probablement pas distinguer un islamiste d’un musulman. S’il lui accordait le bénéfice du doute, il n’aurait probablement pas été informé que la demande pour l’introduction de la charia en Grande-Bretagne et ailleurs en Occident provient d’islamistes représentant faussement que cette demande est partagée par l’ensemble des musulmans.
Les islamistes résidant en Occident sont les agents d’une autre idéologie totalitaire, l’islamisme, qui est plus insidieuse que le communisme car elle porte le masque de la religion. Leur promotion de la charia est acceptable pour des individus tels que Lord Phillips et l’archevêque de Canterbury parce que le multiculturalisme les conduit à suspendre volontairement leur esprit critique dès qu’il s’agit des autres religions et cultures, en particulier l’islam.
La charia est un système juridique découlant du Coran et des traditions de Mahomet, et mis au point par des “savants” musulmans il y a plus d’un millénaire pour dicter à peu près tous les aspects de la vie et de la pensée des individus.
Il s’agit d’un système fermé qui rejette toute innovation fondée sur une lecture moderne des textes sacrés de l’islam, et qui est violemment en contradiction avec les valeurs libérales démocratiques.
La demande des islamistes pour l’introduction de la charia est stratégiquement conçue pour transformer les zones peuplées de musulmans dans une Grande-Bretagne multiculturelle et aussi dans d’autres démocraties occidentales en enclaves régies par la charia ségrégées de la population majoritaire.
La preuve des ravages que les islamistes ont infligés à travers le monde arabo-musulman est écrasante et, depuis le 11 septembre 2001, cette preuve fait les nouvelles à chaque jour.
Pourtant, un nombre grandissant parmi les élites en Grande-Bretagne (et autres pays européens) se disent favorables à la charia, défiant la logique et l’histoire, et méconnaissant les conséquences et le péril que Revel a décrit en parlant des ennemis intérieurs qui promeuvent leur agenda pour mortellement affaiblir les démocraties.”
Paroles d’amour, de paix et de tolérance…
- «Les mosquées sont nos casernes, les minarets nos baïonnettes, les dômes nos casques»
Recep Tayyip Erdogan, premier ministre de Turquie, en décembre 1997, (source Le Point). - “On changera définitivement le système laïc. La République vit ses derniers temps“. Abdullah Gül, actuel président de la République Turque Source : Nevzat Bölugiray, AKP degisiyor mu? [ L'AKP change t'il?], Tekin Yayinevi, Istanbul, 2004,p.78.
- «Selon nos coutumes, si une femme mène un vie immorale, si elle couche avec un homme , alors on les tue tous les deux » affirmait cette semaine (51/2008) le président Kadyrov (Tchtchénie) aux représentant de la presse qui le questionnaient devant la mosquée de Grozny
- « La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager, et qui s’efforcent de semer la corruption sur la terre, c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposées, ou qu’ils soient expulsés du pays. Ce sera pour eux l’ignominie ici-bas; et dans l’au-delà, il y aura pour eux un énorme châtiment » (Coran, 5:33)
- “La mort pour Allah est notre but suprême ; le Coran est notre constitution ; le djihad est notre voie.” Visionner la scène, diffusée sur Al-Jazeera le 28 mars 2006, sur www.memritv.org (clip n°1089). ICI un extrait de ce qui a été dit au cours d’une réunion du Conseil législatif de l’Autorité palestinienne, lors d’un vote de confiance au Hamas
- L’ambassade d’Arabie saoudite à Washington, deux ans après le 11 septembre, amis et alliés des Etats-unis, publiait cette déclaration sur son site : “Le devoir des musulmans est de dresser la bannière du djihad afin que la parole d’Allah domine le monde”
- “Dieu est son but, l’Apôtre son modèle, le Coran sa constitution, le jihad son chemin et la mort sur le chemin de Dieu la plus éminente de ses espérances” Charte du Hamas “
Article 7 de la charte du Hamas : “Le jour du Jugement ne viendra pas tant que les Musulmans combattent les Juifs (tuent les Juifs) et tant que le Juif se cache derrière des pierres et des arbres. Les pierres et les arbres diront : “Oh ! Musulmans, Oh ! Abdulla, il y a un Juif derrière moi. Viens et tue-le.” Seul, l’arbre Gharkad (évidemment, un certain type d’arbre) ne fera pas cela parce que c’est l’un des arbres de Juifs. Article 8 : Allah est son point d’ancrage, le Prophète est son modèle, et le Coran, sa constitution : la Jihad est son chemin et la mort pour la cause d’Allah est le plus grand de ses voeux.
Article 11 : Le Mouvement de résistance islamique considère que la terre de Palestine est un territoire islamique consacré aux futures générations musulmanes jusqu’au jour du jugement. Le territoire, comme aucune de ses parcelles, ne doit être dilapidé. Ni un seul pays arabe, ni tous les pays arabes, ni aucun roi ou président, ni aucune organisation, ni toutes les organisations, qu’elles soient palestiniennes ou arabes, ont le droit de faire cela. La Palestine est un territoire islamique consacré aux générations musulmanes jusqu’au jour du jugement.Tel est son statut selon la Loi islamique, statut identique à celui de toute terre conquise par les musulmans de vive force. A l’époque des conquêtes, en effet, les musulmans ont constitué ces terres en biens waqf pour toutes les générations de musulmans jusqu’au jour de la résurrection.”En résumé, toute terre conquise par force et violence appartient à jamais aux musulmans
- “Dans la bataille de libération, la femme musulmane a un rôle qui n’est pas inférieur à celui de l’homme : être l’usine à hommes.” Charte du Hamas
- Un journal jordanien, Al-Sabil, écrivait en 1999: «Nous devons apprendre de nos modèles, et entreprendre ce qui est important pour nos voeux d’Arabes. Hitler a atteint ce qu’aucun Arabe n’est parvenu à faire jusqu’à aujourd’hui : il a purifié son pays des Juifs. Considérez Hitler et reprenez ainsi l’espoir d’une Jérusalem libérée. »
- Mahmoud Ahmadinejad, président de l’Iran, a déclaré : « comme l’a dit l’Imam [Ayatollah Khomeini], Israël doit être rayé de la carte.’ Ahmedinejad a également déclaré : « l’annihilation du régime sioniste viendra ».
- Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah, a déclaré : « S’ils [les Juifs] se réunissent tous en Israël, cela nous évitera la peine d’aller les chercher ailleurs ».
- Le Sheikh Muhammad Sayyed Tantawi, éminent religieux égyptien de l’université Al-Azhar, a insisté sur le fait que « chaque opération suicide frappant tout Israélien, y compris les enfants, femmes ou adolescents, est en conformité avec la loi religieuse [islamique] et constitue un commandement islamique jusqu’à ce que le peuple de Palestine retrouve sa terre et fasse reculer les cruels agresseurs israéliens. » [rapport MEMRI de 2002].
- Dans une déclaration de 1992, le Hezbollah promettait : « une guerre ouverte jusqu’à l’élimination d’Israël et jusqu’à la mort du dernier Juif ».Extrait du texte fondateur du Hezbollah : « Nous considérons Israël comme la tête de pont des Etats-Unis (…) [Israël] est notre ennemi absolu et nous devons le combattre (…) Notre combat ne cessera que lorsque l’entité sioniste sera éliminée. Nous ne reconnaissons aucun traité, aucun cessez-le-feu, aucun accord de paix. Nous considérons tout négociateur comme un ennemi. ».Extrait d’un sermon de l’Autorité Palestinienne : « comme l’a dit le prophète Mahomet, ‘la résurrection des morts n’adviendra que quand vous combattrez les Juifs et que vous les tuerez’ ».
Karma et vie future dans le Coran
«Prie pour le bien de celui qui a été injuste envers toi, car celui-ci t’a préparé du bien pour ta vie future : si tu pouvais voir ce qu’il en est réellement, tu te rendrais compte que l’injuste t’a fait vraiment du bien pour la vie future.
Alors, la récompense du bienfait ne doit être que le bienfait (cf. Coran 55, 60) ( prie donc pour le bien de celui qui t’a réservé un bien ) ; du reste, le bienfait dans la vie future est permanent. Ne perds pas de vue cet aspect des choses, et ne sois pas trompé par le fait des dommages qui te résultent ici-bas par l’injustice dont tu es l’objet : il faut considérer cet inconvénient comme le médicament désagréable que doit absorber le malade parce que celui-ci sait quelle utilité il en tirera finalement. L’injuste joue un rôle équivalent : prie donc pour qu’il ait tout bien ! »
Ibn Arabi philosophe musulman (décédé en 1240)
Dieu rit de ceux qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes
Faut-il fermer les yeux sur la nature du Hamas pour ne pas désespérer Billancourt ?, l’édito de Cyrano, Riposte Laique, Numéro 70, le 5 janvier 2009
Un édito critique sur « la dérive de toute une partie de la gauche, politique, associative et syndicale, sur la question palestinienne.
Et oui, la gauche a encore trahi ses objectifs extérieurement assumés, comme régulierement depuis des dizaines d’années.
Quand un peu de bon sens, et la reconnaissance que la défense des valeurs laïques, féministes, humanistes, démocratiques ont bien plus d’importance que des visions idéologiques du monde où on finit par défendre des fascistes religieux parce qu’ils représenteraient des opprimés (dont ils n’ont d’ailleurs rien à faire, leur seule perspective étant d’imposer le jihad dans le monde entier) ».
Quand des partis politiques de gauche ainsi que des Syndicats et divers groupes militants donnent la main à des sympathisants du Hamas, du Hezbollah ou des Frères musulmans, ils trahissent la tradition humaniste, féministe et démocratique dont ils devraient être les porte-étendards, et témoignent d’une complète faillite morale.
Il y a plusieurs années, j’avais été intéressé par une réunion publique organisée, en banlieue parisienne, par la Ligue des Droits de l’Homme. Le thème était : Paix au Proche-Orient, quelles solutions ? Espérant apprendre des choses, j’étais dans le public, au milieu de 500 personnes. A la tribune, entre autres, siégeaient l’animateur de ce débat, Daniel Mermet, le président de l’époque de la LDH, Michel Tubiana, Leila Shahid, représentante de l’autorité palestinienne en France, Bernard Ravenel, représentant des Comités Palestine, et un représentant de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP), qui s’exprimait avec un fort accent anglais.
La tribune eut la parole pendant deux heures et demie. Je fus stupéfait de l’unicité de tous les discours. Israël était le méchant agresseur, et les Palestiniens les innocentes victimes. Daniel Mermet en rajoutait, à chaque transition, dans cette vision manichéenne. Il s’excusa, après la dernière intervention, auprès de la salle, et expliqua qu’il restait très peu de temps pour le débat, donc demanda aux éventuels intervenants de faire très bref. Je bondis sur le micro, et demandai cinq minutes.
Agacé, Mermet m’en accorda trois. Un peu ému, je commencai en disant que ce conflit était attisé par deux extrémismes, l’extrême droite religieuse juive, et l’extrême droite religieuse islamiste. J’expliquai que les uns voulaient un grand Israël, débarrassé des Palestiniens, et que les autres voulaient rayer l’Etat d’Israël de la carte du monde. Je fis donc part de ma surprise devant le fait qu’on n’ait pas encore prononcé une seule fois le nom du Hamas. Je dis rapidement ce qu’était réellement le Hamas, et la ligne politique qu’il défendait. A la tribune, cela commençait à se trémousser nerveusement, et Mermet tenta de m’interrompre. Je lui arrachai une minute pour conclure.
J’ajoutai que j’avais apprécié qu’en France, juifs et arabes aient pu travailler ensemble contre le Front national, au sein de SOS Racisme, et que la solution, au Proche-Orient, ne pourrait voir le jour que si chaque camp isolait ses extrémistes religieux et défendait une société laïque. Je terminai en disant que je souhaitais des réunions plus équilibrées, de la part de la LDH, pour une plus grande crédibilité de l’objectif annoncé : la paix. Un grand silence accompagna toute mon intervention et lui succéda quelques longues secondes où on aurait pu entendre voler une mouche.
Visiblement irrité par mes propos, Mermet passa la parole à Tubiana. Celui-ci commença à dire que la montée de l’islamophobie et du racisme en France était grave. Je l’interrompis de la salle en lui disant que je n’avais pas prononcé le mot islamophobie, et que je le priais de répondre à ce que j’avais dit. Alors que Mermet avait annoncé que la réunion devait se terminer dans le quart d’heure qui suivait, les différents intervenants prirent encore la parole une heure pour me répondre, souvent laborieusement, et justifier leur silence sur le Hamas.
Pourquoi commencer ce premier édito de l’année par cette anecdote déjà ancienne ? Parce qu’elle illustre la dérive de toute une partie de la gauche, politique, associative et syndicale, sur la question palestinienne. Pour avoir publié, dans le numéro 69, la charte du Hamas, et l’avoir qualifiée de raciste, de sexiste et de totalitaire, et pour ne pas avoir épousé le discours compassionnel politiquement correct, notre journal (lire l’abondant courrier des lecteurs) a été l’objet de réactions extrêmement vives, et parfois d’injures, de la part de quelques contradicteurs.
Selon certains, nous serions des monstres indifférents devant la souffrance de la population de Gaza, et serions indulgents devant les massacres de l’Etat d’Israël, colonialiste, raciste, fasciste, qui veut exterminer les Palestiniens comme Hitler a voulu en finir avec les Juifs (pour faire court).
Comme ce serait confortable si le monde était aussi simple. On aimerait dire que ce sont les fascistes qui ont tué le plus de communistes. Hélas, les faits sont têtus, Staline a tué plus de communistes qu’Hitler et, par exemple, il est prouvé que 8.000 officiers polonais ont été exécutés, forêt de Katyn, d’une balle dans la tête, non par les nazis, comme l’a longtemps affirmé la version officielle, mais par l’armée rouge, ce qui n’ôte rien à l’horreur du régime nazi.
Comme il serait confortable, aujourd’hui, dans le même esprit, pour de nombreux militants, d’expliquer les malheurs des peuples arabes par la seule faute de l’état hébreu. Certes, des Palestiniens meurent sous les assauts israéliens qui visent, rappelons le, les cibles politico-militaires du Hamas. Toute victime civile, encore plus un enfant, est toujours une victime de trop. Mais peut-on occulter le fait que le Hamas revendique d’utiliser femmes et enfants comme boucliers humains ? A-t-il existé, historiquement, une guerre « propre », même pour des causes justes et progressistes ?
Faut-il rappeler, d’autre part, que les milliers de Palestiniens tués, lors de l’opération « Septembre noir », dans les années 1970, par les Jordaniens, les morts par milliers, chiites ou sunnites, en Irak et ailleurs, suite à des attentats suicides, prônés par ailleurs par le Hamas, la mort de plusieurs centaines de militants de l’autorité palestinienne, lynchés sans procès lors du putch du Hamas à Gaza, ne sont pas le fait de l’Etat sioniste ? Le drame du Darfour n’est pas le fait de l’impérialisme américain et de son allié israélien, mais celui des milices islamistes. Ecrire cela ne retire rien à la criminelle attitude des Etats-Unis contre l’Irak, mais oblige à une vision de l’histoire un peu moins partiale et compassionnelle.
Ajoutons qu’une lecture géo-politique du monde, telle que celle écrite en 2005 par le général Gallois, est également utile pour mieux comprendre le contexte mondial dans lequel se déroule ce conflit.
Bien sûr, les laïques ne peuvent se retrouver dans certaines positions de l’Etat d’Israël, et la pression qu’y exercent certains milieux religieux. Comment un pays démocratique peut-il accepter qu’il faille se marier à l’étranger pour voir un mariage civil reconnu ? Mais, si la laïcité c’est la liberté de conscience, il n’y a pas de comparaison possible entre le système démocratique en place en Israël, et la logique totalitaire du Hamas. Rappelons que pour lui, la seule solution en Palestine est la soumission à Allah, la destruction d’Israël, l’extermination des juifs et l’imposition de la charia, aux femmes notamment. Pour une femme, pour un homosexuel, pour un laïque, pour un progressiste, vaut-il mieux vivre selon les principes appliqués en Israël, ou selon les règles en vigueur aujourd’hui à Gaza ?
La fascination de toute une partie de la gauche pour les modèles totalitaires, hier le stalinisme, aujourd’hui l’islamisme, révoltera toujours ceux qui, comme nous, pensent que le combat social ne peut occulter une vision de la société où, outre la liberté de conscience et les droits démocratiques, l’égalité entre les hommes et les femmes est une valeur avec laquelle on ne peut pas transiger.
Or, au nom d’une vision qui se veut marxiste, entre les peuples colonisés et les peuples colonisateurs, ceux qui hier faisaient preuve d’une complaisance criminelle avec les bureaucrates staliniens, ou bien des trotskistes qui semblent orphelins du mur, reproduisent aujourd’hui cette erreur consternante, certains voyant même dans le Hamas aujourd’hui, dans le Hezbollah hier, les représentants des pauvres et des opprimés, comme le démontre le romancier Thierry Jonquet dans un texte magnifique paru il y a deux ans.
Il est d’ailleurs curieux de constater que cet aveuglement conduit cette frange de la gauche à avoir combattu, parfois avec virulence, la campagne pour une loi contre les signes religieux à l’école. Ce sont également les mêmes qui ferment les yeux, au quotidien, devant l’offensive de l’islam, en France et en Europe, contre la laïcité, la République et le droit des femmes.
Certains pensent que le clivage essentiel, dans une société démocratique, serait le social, et la répartition des richesses. Ils pensent que le fait de se réclamer de la religion des pauvres et des opprimés donne le droit de prendre toutes les libertés avec nos principes républicains. Eh bien non !
Nous ne pouvons avoir un projet de société commun avec des gens qui accompagnent l’offensive des fascistes islamistes, même si ces militants disent des choses justes sur la répartition des richesses et les scandaleuses inégalités sociales.
Nous n’avons pas envie de vivre dans un pays où des enclaves musulmanes sont de plus en plus nombreuses et développent sur notre territoire la propagande du Hamas, et son projet de société fasciste.
Nous n’avons pas envie de voir des mosquées envahir de plus en plus l’espace public, encore moins quand elles sont payées sur fonds publics !
Nous n’avons pas davantage envie d’entendre des religieux juifs réclamer des dispositions particulières pour l’école du samedi, ni les autres Eglises réclamer des accommodements raisonnables avec les principes laïques et la loi de 1905.
Nous constatons que ceux qui, aujourd’hui, accusent Israël de crime de guerre, et manifestent contre cela (sans se soucier de l’aubaine que cela représente pour les esclaves d’Allah), ne sont pas dans la rue quand des attentats suicides causent des milliers de morts, aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en France, en Espagne, en Algérie, au Maroc, en Tunisie, en Egypte, en Irak, en Indonésie, et partout dans le monde où la culture de la mort sévit, au nom d’un “autoproclamé” prophète. Tant pis pour les musulmans et les populations arabes, premières victimes de ce fascisme religieux.
Hier, il fallait taire les réalités des régimes staliniens, pour ne pas désespérer Billancourt, et ne pas détourner les masses laborieuses du combat contre l’Etat bourgeois. A une autre époque, au nom du défaitisme révolutionnaire, il ne fallait pas lutter contre l’Allemagne nazie, lorsqu’elle occupait la France, car cela aurait été favoriser son propre impérialisme !
A quand un peu de bon sens, et la reconnaissance que la défense des valeurs laïques, féministes, humanistes, démocratiques ont bien plus d’importance que des visions idéologiques du monde où on finit par défendre des fascistes religieux parce qu’ils représenteraient des opprimés (dont ils n’ont d’ailleurs rien à faire, leur seule perspective étant d’imposer le jihad dans le monde entier).
Décidément, parfois, les étiquettes empêchent de penser.